Quels produits dérivés peut-on obtenir du cannabis ?

Après avoir longtemps été la plante maudite, le cannabis commence à retrouver ses lettres de noblesse. Il se pose juste un problème, les avis sont exagérément partagés. Pour une catégorie de personnes, c’est la meilleure des plantes, elle n’a que des avantages. Pour d’autres, c’est une plante diabolique, elle n’a que des inconvénients. Alors le cannabis, ange ou démon ? Les deux, mais d’une certaine manière plus ange que démon. Quels produits dérivés peut-on obtenir du cannabis ? Plus on observe, plus on a la sensation que la bonne question serait : quels produits dérivés ne pourrait-on pas obtenir du cannabis ? Arrêtons-nous à deux industries : textile et construction.

Le cannabis dans l’industrie textile

Le cannabis, ou le chanvre (ou choix, car le terme cannabis est l’appellation scientifique du chanvre) est employé dans l’industrie textile depuis la nuit des temps. Les archéologues ont trouvé des tissus a base de chanvre dans des tombeaux datant de 8 000 ans avant notre ère. Ce tissu est idéal pour de nombreuses raisons. Il est antibactérien, extrêmement résistant et protège des UV. C’est l’un des rares tissus avec lequel on se sentira à l’aise tant en hiver qu’en été. En été, il absorbe le surplus d’humidité sans pour autant devenir inconfortable, ce qui lui permet de garder le corps au frais en été et au chaud en hiver. Pour n’emploie-t-on pas ce tissu au quotidien malgré tous les avantages qu’il présente ? Cela est certainement dû au cout de production qui, hélas, ne peut pas être considéré comme raisonnable. Cela n’est pas du a la plante elle-même, au bannissement dont elle a été victime pendant près d’un siècle. Le cannabis ayant été interdit sous toutes ses formes dans presque tous les pays de la planète, les fabricants d’appareils textiles ne gagnaient absolument rien à améliorer des techniques de traitement de sa fibre. Personne n’aurait acheté leurs appareils. Aucune technologie fiable n’a été développée pour traiter efficacement et rapidement les fibres de chanvre. Ceci fait de nos jours, le traitement de la fibre de coton par exemple est 100 fois plus rapide que celui de la fibre de chanvre. Résultat, le tissu de chanvre véritable coute assez cher. Très souvent, il est mélangé au coton pour réduire les couts. De nos jours, on trouve de plus en plus de produits textiles à base de cannabis des sacs aux casquettes en passant par des habits et chaussures. Mais cela n’est pas assez. Il ne reste qu’à espérer que dans l’avenir, les couts liés au traitement baisseront, rendant ainsi le cannabis accessible à tous
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Le cannabis dans l’industrie de construction

maison-en-cannabis

Une maison en cannabis, cela peut faire sourire ou même rire et pourtant, c’est tout à fait possible et même de plus en plus courant. On utilise généralement à cet effet la chènevotte. Il s’agit de la racine du cannabis qui possède d’excellentes propriétés d’isolation thermiques et phoniques. Il faut dire que le développement ne s’est pas fait sans difficulté. La matière première étant hydrophobe, il était assez difficile d’en faire du béton. Comment mélanger une substance hydrophobe avec d’autres éléments pour en faire une armature suffisamment solide pour être employé dans la construction de bâtiments ? La solution fut trouvée, il s’agit du procédé CAN (cannabis-osmose). Les débuts furent complexes, pas évident de convaincre un public qu’on a habitué à craindre et mépriser le cannabis de l’employer dans la construction . Jusqu’à ce jour, on trouve d’ailleurs des questions assez amusantes telles que :  » Peut-on fumer le cannabis employé dans la construction ? » ou « Ne risque t-on rien à vivre dans une maison à base de cannabis ? ». Très peu de personnes réalisent encore comment se déroule ce processus. Cependant, de nombreuses personnes prennent enfin conscience de tous les avantages que ce type de constructions peut leur offrir ce type de bâtiments.

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